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UNCROSS YOUR LEGS, PLEASE!
Jeunes créateurs et coulisses de la mode, par Donald Potard
mode | 17.12.2010 - 11 h 10 | 13 COMMENTAIRES
Carine Roitfeld quitte Vogue France

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La direction de Vogue confirme la nouvelle. Surprise, la très médiatique CR quitte la rédaction en chef du prestigieux magazine. Il s’agirait d’un départ fin janvier. Pas d’ autre commentaire pour l instant…

En revanche le JDD est plus disert:

« Dans le milieu de la mode, son départ a fait l’effet d’un électrochoc. Il aurait été accéléré par une polémique autour du prix de l’Association Nationale pour le développement des arts de la mode, dont elle présidait pour la première fois jury. Ce prix a été décerné en juin au créateur turc Hakaan Yildirim, proche de Roitfeld. « Elle avait fait du magazine une sorte de baronnie corrompue, ajoute un fin connaisseur du milieu. Depuis plusieurs mois, on la voyait de moins en moins dans les défilés. Et son travail laissait perplexe la branche américaine de Condé Nast… »

Vogue a pourtant enregistré une diffusion France payée moyenne de 113.151 exemplaires en 2009-2010, en hausse de 6 % par rapport à la période précédente. Le nom d’Alexandra Golovanoff, journaliste à Paris Première, circule pour la remplacer. » Journal du dimanche

http://www.lejdd.fr/Medias/Presse-ecrite/Actualite/Carine-Roitfeld-quitte-le-magazine-Vogue-France-244873/

sur l’ANDAM:

http://donaldpotard.yagg.com/2010/07/07/la-lettre-anonyme-qui-rend-paris-murmurant/

Sur le départ de Carine Roitfeld:

http://www.vogue.fr/mode/news-mode/articles/carine-roitfeld-quitte-vogue-paris/6536

http://fr.news.yahoo.com/78/20101217/tcu-carine-roitfeld-quitte-vogue-54da62d.html

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mode | 23.11.2010 - 17 h 27 | 15 COMMENTAIRES
Y a-t-il une méthode de vente à la russe dans les maisons de luxe françaises ?

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La maroquinerie française est plus que prisée et elle pourrait être victime de son succès.

De-ci, de-là, des rumeurs tournent autour de certaines vendeuses étrangères de nos maisons de luxe et des accompagnatrices de riches clientes.

L’histoire en deux mots : Des clientes étrangères exigeantes aimlent à oublier que la fabrication d’une commande prend du temps. Lorsqu’elles viennent à Paris, elles veulent repartir avec le sac qu’elles ont vu en vitrine ou dont elles veulent passer commande.

Or, trop souvent, elles s’entendent dire par les vendeuses qu’il va leur falloir attendre quelques semaines, voire quelques mois avant d’obtenir l’objet tant désiré. Impossible d’attendre pour la cliente catastrophée.

C’est là que le petit jeu se met en place. La cliente – par le biais de sa traductrice russe ou arabe- ou celui de la vendeuse, s’entend dire que, ma fois, avec un substantiel supplément, il se pourrait que le processus soit accéléré.

Au bord du fashion breakdown, la cliente paye le sac, verse le dessous de table – appelons un chat un chat- à la traductrice ou à la vendeuse. Miracle, le lendemain, le sac lui est livré, à son hôtel. Rien que de très normal pour la cliente qui a l’habitude de ces pratiques à Moscou ou à Dubaï.

Explication de texte: Tout ceci est une nouvelle forme d’arnaque. Le sac était tout simplement en stock. Le bakchich est partagé entre la traductrice et la vendeuse, au dépend de la maison qui bien entendu, ne s’aperçoit de rien.

D’un coté, ça a un côté escroquerie surannée, ça fleure bon les tontons flingueurs, de l’autre, ce n’est pas très chic pour Paris…

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mode | 15.11.2010 - 23 h 03 | 8 COMMENTAIRES
Dutch Fashion Award: amazing talents

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Chers amis,      

 Tout d’abord pardon de vous avoir laissé longtemps sans nouvelles mais beaucoup de choses ces derniers temps.      

 Des plaisirs aussi qui m’ont retenus loin de vous, mais alors, là,  pardon, je vous rapporte dans mes valises non pas de simples souvenirs mais du costaud, du vrai.      

 Aussi ravissante que déterminée, Angélique  Westerhof est la fondatrice du Dutch Fashion Award, qui récompense les jeunes talents hollandais afin de les faire connaître hors des frontières bataves. Rencontrée lors du dernier festival de Trieste, elle m’a gentiment demandé de faire partie du jury de cette année. Pensez si j’ai accepté.      

 
Angélique  Westerhof
 

 Le casting du jury était majoritairement italien, composé de Beppe Angiolini, le directeur de la Camera Buyers italienne, Mauro Marcus Fabbri, de Staff international (la société de Renzo Rosso) et Mauro Galligari, du Studio Zeta, de votre serviteur et la grandiose Star des attachées de presse anglaises, auprès de laquelle Edwina Mansoon elle même serait transparente, la grande Mandi Lennard…      

Mandi Lennard

     

Les candidats devaient avoir déjà fait un certain nombre de défilés et surtout avoir déjà commercialisé leurs collections, sans qu’on leur demande cependant une large distribution.      

The Grote Kerk The Hague 002 © RVDA

       

Les grands moyens avaient été déployés, et la Grote Kerk (Grande église) de La Haye brillait de mille feux avec une exceptionnelle mise en lumière.      

5 concurrents se disputaient le prix. Mais je ne vous ferai pas languir. Après une journée entière d’examen, le jury donnait 3 des 5 prix à la talen…tueuse Iris van Herpen. Retenez bien ce nom car il vous dira quelque chose très bientôt. Les 3 prix sont celui des accessoires, celui de l’incubateur et le Grand prix Mercédès Benz.      

Hallucinant de savoir-faire, les modèles de cette créatrice ont scotché jury et public. Jugez-en par vous-même.    

      

Dutch Fashion Awards 2010 - Iris van Herpen Winner Mercedes-Benz Dutch Fashion Award LR 003 © Peter Stigter

© PETER STIGTER

       

© PETER STIGTER

© PETER STIGTER

© PETER STIGTER

Eh bien, bande de petits veinards, puisque vous n’avez pas eu la chance d’assister à ce défilé, vous aurez peut–être celle de voir son prochain, à Paris, puisqu’Iris va défiler lors de la Couture de Janvier. Conseil d’ami, pleurez dès à présent auprès de Kuki de Salverte si vous voulez une invitation. Demain, il sera peut-être trop tard.      

Dutch Fashion Awards 2010 - Iris van Herpen Winner Mercedes-Benz Dutch Fashion Awards LR 005 © RVDA

A tout bientôt…    

info@dutchfashionfoundation.com  

www.dutchfashionfoundation.com  

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mode | 19.10.2010 - 10 h 04 | 6 COMMENTAIRES
When a man is tired of London, He is tired of life. (Samuel Johnson)

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Oui, c’est vrai, on s’ennuie ferme à Paris. Ce n’est pas nouveau, mais dès qu’on voyage, on retrouve le sourire, le rire et la bonne humeur. Et l’on trouve aussi des solutions à ses problèmes existentiels.
La preuve:
Vous n’osez plus sortir votre sac Goyard car on en voit partout. En 2006 c’etait un « must have ». Quatre ans plus tard, on le laisse au placard. La faute, bien sûr à ces milliers de cabas que Goyard a vendu dans toute les couleurs pour tirer un maximum la marque, hélas pas vers le haut. Oui, mais quand même, le vôtre vous a couté un rein. Donc: soit vous le gardez pour vos petits enfants, soit vous prenez l’Eurostar pour lui donner une nouvelle jeunesse.


Voici donc cette petite boutique rigolote près de Canarby Str. En vitrine, une valise Vuitton taguée de haut en bas. Vous vous dites, ah, c est rigolo de recycler une contrefaçon. Eh bien vous n’y êtes pas, mais alors pas du tout.
Porte franchie, vous êtes accueillis par la charmante Tatum Mazzili, et son frère Rocky, Italien aux cheveux longs et platines, maquillage tombé d’escalier, tous deux grands inventeurs du sac tagué personalisé.

 Là on ne parle pas du tag chic à la Steven Sprouse , on parle de vrais, incroyables personalisations de sacs. Leur politique: on voit la même chose partout et nos clientes ne sont pas des femmes qui veulent ressembler aux autres: « Who wants to be Victoria Bechkam? ». La réponse? La Neo Pop Culture. Le monde entier vient désormais chez eux faire personaliser ses sacs, avec une inspiration manga coréo-chinoise.
Donc, on personalise, et pas par petites touches. C’est ce qui rend leur travail sympathique. En fait, on se croirait un peu dans la boutique d’un tatoueur. On apporte son sac préféré, on choisi son tag personalisé, avec la certitude d’avoir un modèle unique et on revient le chercher quelques semaines plus tard. Mais attention, pas la peine de leur apporter un vulgaire sac ou une valise sans logo. Ici, on ne travaille que dans le luxe: Birkin, Kelly, Vuitton, Chanel, pas moins. Et ne venez pas non plus pour demander un petit tag zizigougoune, genre vos initiales, ou votre nom en arabe. On utilise toute la surface et des deux côtés pour faire œuvre d’art! De toutes façons, pas de tag en dessous de 600£. Le résultat est risqué mais cela vous permettra de sortir votre sac une année de plus et, si vous en êtes lassé, de le vendre chez Sotheby’s plutôt que sur e-bay. Ça c’est un investissement. Si vous reculez devant tant d’audace à la dernière minute, vous pourrez vous contenter d’un t-shirt strassé Mickey entouré de seringues : héroïne ou botox à votre choix, ou une Marilyn noire, suçant des bananes.

Et puisque vous y êtes, traversez la rue pour bien déjeuner au superbe BobBob Ricard, qui pousse le raffinement jusqu’à avoir, à chaque table, un bouton d’appel réservé uniquement au champagne. So decadent, darling!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Year Zero London, 37 beak str.
Bob bob Ricard, 1 upper James Str.

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mode | 05.10.2010 - 21 h 31 | 11 COMMENTAIRES
L’ARROSEUR ARROSE

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Je viens d’en apprendre une bien bonne, mais un peu effrayante en même temps. Je vous la fait partager, toute fraîche.


De tous temps, un certain nombre de photographes de mode ont triché avec les règles imposées par les maisons.
Bien que chacun d’entre eux doivent signer, pour chaque défilé, un accord, précisant que les photos qu’ils prennent n’auront d’autre destination que le medium pour lequel ils travaillent, de tous temps, certains indélicats ont vendu ces photos « ailleurs » ! Tout d’abord au Sentier, puis aux grands magasins américains, enfin aux copieurs chinois et à certaine grande marque espagnole plus connue pour ses sources d’inspiration que pour la qualité de ses vêtements.

Il y a trente ans, c’était à La Coupole que le trafic se déroulait. Les rouleaux argentiques s’échangeaient sous les nappes blanches contre enveloppe bien garnie. Heureux temps qui sentent bon la réplique à la Audiard. C’était une époque où, le croirez-vous, on fouillait les sacs des dames japonaises à l’entrée des défilés, pour y chercher les premiers appareils photos miniatures.

Avec l’arrivée du numérique et de l’Internet, tout a changé. Les photos sont envoyées à la vitesse de Facebook de l’autre coté de la planète. (C’est une métaphore, car, on le sait depuis Parménide, la terre est ronde et n’a pas de cotés.)

Il y a de cela une dizaine d’années, les maisons de mode et également certains photographes, scandalisés par la malhonnêteté de leurs confrères, ont commencé à s’agacer et la Fédération de la Couture a porté plainte contre certains d’entre eux. Un coup de filet de la police a démantelé un vrai réseau mafieux dont les protagonistes travaillaient pour les plus grands magazines américains et italiens. (Suivez mon regard appuyé.) C’est un vrai réseau qui a été démantelé grâce à la ténacité de Françoise Benhamou, alors responsable juridique de la Fédération.

Là où l’on commence à s’amuser et à s’inquiéter tout à la fois c’est que, depuis cette année, ces mêmes photographes peu scrupuleux ont vu paraitre ou vendre leurs photos sans même leur autorisation. Les voleurs ont été volés! Mais comment, me direz-vous? Eh bien, c’est là qu’il faut frémir. Ces photos, honnêtes ou malhonnêtes, sont stockées dans des coffre forts numériques quelque part sur la planète (encore elle).
Mais où? Et qui en a les clefs?
S’agit-il d’un un fric-frac informatique, ou d’une fuite organisée et permanente?
Cela nous donne à réfléchir sur nos propres données, la sécurité de l’endroit où nous les stockons et le peu de contrôle que nous avons sur l’immatériel.
Immatériel qui pèse tout de même son poids puisque les derniers calculs l’évaluent à 500 millions de tonnes (en incluant les serveurs et les câbles, mais pas les utilisateurs). Dans tout ce réseau et ces labyrinthes, tout peut disparaître à la vitesse de l’éclair.

Vous avez dit sécurité?

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mode | 30.09.2010 - 23 h 42 | 4 COMMENTAIRES
ELEGANCES

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 Reprenons le fil de notre conversation.    

Or ça, ce jeudi 30 septembre eut lieu rue de Valois la remise du prix de l’ANDAM* au créateur turc Hakaan Yildrim.    

Apres les polémiques que l’on connaît, dont celle déclenchée par la lettre (toujours) anonyme critiquant le choix de ce styliste, le Ministre de la Culture se serait bien passé de cette obligation de réception. Son discours, fort bien écrit, effleurait la surface des choses et rien ne fut dit qui pût choquer. En revanche, le désir très perceptible de tourner la page de cette triste édition fut fort bien compris de l’assistance.    

Puis, Pierre Bergé -Président de l’Andam – qu’on a connu plus enthousiaste, glosa sur ce Paris qui attire les artistes du monde entier. Décalé, lorsque l’on pense que le prix est remis à un créateur basé à Londres, et qui compte y rester. Là encore profil bas et élégance du non-dit.    

Hakaan Yildrim, chignon en bataille, fit un discours en turc que personne n’écouta mais qu’on applaudit chaudement.    

Hakaan Yildrim DR

Le plus intéressant, en revanche, fut l’absence de personnalités de premier plan.    

En premier lieu, celle, élégante, de Didier Grumbach, président de la fédération de la couture. Bien entendu, n’ayant pas don d’ubiquité, il se devait d’assister au défilé Nina Ricci qui se déroulait au même moment. Cependant, aucun autre membre de la fédération n’étant présent, il n’est pas impossible de penser qu’il rendait ainsi à Hakaan Yildrim la monnaie de sa pièce, eut égard à son mépris des coutumes du calendrier. Pensez donc que ce créateur qui s’était vu attribuer par la fédération un horaire tout à fait acceptable, l’avait refusé et préféré se mettre en « Off », à l’horaire qui lui convenait le mieux, se plaquant sur celui de la jeune maison Peachoo + Krejberg. Plus mal élevé, c’est difficile, surtout quand on vient de recevoir 220 000 € de la France pour défiler à Paris. Lire à ce sujet l’article de Jean Paul Cauvin  dans Prestigium.    

Plus surprenante, l’absence de la Présidente du jury, Carine Roitfeld, rédactrice en chef du Vogue ou de membre de son équipe. Pourtant, on avait été assez content de voir le Vogue France défendre la jeune création après la volée de bois vert reçue de la part d’Anna Wintour. Essayait-elle d’échapper à la polémique que certains lui reprochent d’avoir déclenchée en choisissant un créateur basé à Londres, dont c’était le premier défilé (lors que le règlement en prévoit deux), et dont le petit ami et associé est un photographe attitré de Vogue? Redoutait-elle les critiques telles celle de L’Express style de cette semaine qui ne trouve de bien au créateur que le choix de ses (très chers) mannequins? Pas du tout, l’absence de la rédactrice en chef était due à la préparation de son bal costumé qui avait lieu plus tard dans la soirée. Les masques tombent…    

Mais le plus grand absent de la réception fut finalement le champagne. Discours finis, rush sur le buffet où les bulles pétillent. Portées aux lèvres, grimace des invités.    

– « C’est du Crémant » annonce fièrement le maitre d’hôtel, signifiant au Tout Paris, plus habitué des grands crus que de la méthode champenoise, que le ministère suit les consignes d’économies ordonnées par le Chef de l’Etat.    

– « C’est la Loose ! » répond Cédric, grand promoteur du Dom Pérignon devant l’Univers.    

Demain, je lui demanderai s’il parlait seulement du champagne…    

     

ANDAM* Association Nationale pour le Développement des Arts de la Mode.    

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mode | 20.07.2010 - 14 h 38 | 3 COMMENTAIRES
AH BEN CA PAR EXEMPLE!

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Devinez qui vient d’être nommé à la présidence de Jean-Paul Gaultier SA à la place de Véronique Gautier sortante?

Jean-Paul Gaultier lui même.

Incroyable mais vrai, le bad boy of french fashion devient ainsi le sixième président de sa compagnie.

Il faut dire que cela commençait à faire désordre, user quatre présidents en cinq ans, le stock s’épuisait.

Nous ne nous étendrons pas sur les choix de l’ex présidente: abandon de la seconde ligne, fermeture de boutiques et de franchises (Cannes), reprise en direct de la fabrication de la ligne homme, elle ne faisait que continuer le travail de certains de ses prédécesseurs: abandon de la licence japonaise, fermeture des boutiques de Tokyo, Las Vegas et New York. Mais à son actif, signature d’une ligne enfants avec le groupe Zannier et d’une ligne lingerie avec la Perla.

D’un point de vue de l’actionnariat, bien entendu il est logique que JPG prenne la présidence de sa société au sens où il en est l’actionnaire majoritaire, mais mon petit doigt me dit que ce n’est pas une décision qu’il a prise avec joie…

Il est possible d’interpréter ce choix comme une volonté de reprendre les choses en main et d’éviter ce qui fut fatal à Christian Lacroix: un turn over présidentiel permanent.  En même temps, qui mieux que lui connait sa propre maison?

Souhaitons-lui bonne chance dans ses nouvelles fonctions et formulons le souhait que le blues du Businessman ne vienne pas s’ajouter au stress du Créateur…

Et comme le disait Jean-Louis Dumas… Bon vent.

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mode | 07.07.2010 - 17 h 17 | 0 COMMENTAIRES
les jeunes couturiers, suite

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La dernière minute des défilés

Toujours le dernier passage des défilés pour vous donner un peu de flair…

Avec tout d abord la reprise en main  de Worth, plus vieille maison de couture parisienne par Giovanni Bedin;

(premiere tentative d’interview filmée avec mon Flip…)

httpv://www.youtube.com/watch?v=F5DmPR1KmJE

httpv://www.youtube.com/watch?v=fPwtXgdkfi4

Puis le final de  Stephane Rolland

httpv://www.youtube.com/watch?v=sHtlMlQPqqo&feature=channel

Celui de mes chers Lefranc Ferrant

httpv://www.youtube.com/watch?v=evwZwCUNNCM

Et le défilé Mystique de Julien Fournié

httpv://www.youtube.com/watch?v=SG9R_TkNphQ

à Tout bientôt

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mode | 27.06.2010 - 15 h 16 | 5 COMMENTAIRES
LES FEMMES QUI SONT LA MODE: BABETH DJIAN

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Rédactrice en Chef du Magazine Numéro, Elisabeth Djian, que nous appelons tous Babeth par tendresse, a été rédactrice à Glamour, Jill, Mixte et de nombreuses publications; Karl Lagerfeld lui  a consacré un livre magnifique, avec un joli compliment : « An eye with a voice ». Et c’est vrai que sa voix légèrement éraillée, sensuelle, joyeuse vous transporte toujours dans un univers de poésie, et que son œil fait mouche à tous les coups pour repérer Le meilleur modèle dans un défilé, Le nouveau photographe ou Le jeune styliste qui pointe. Babeth, grande prêtresse timide ne donne que très rarement des interviews. Pour votre bonheur, bande de petits vernis, elle vous parle aujourd’hui à cœur ouvert.   

Babeth Djian

 

DP : Tu as fondé plusieurs magazines en fait, moi j’ai connu la grande époque de Jill…C’était le premier et c’était déjà incroyable, c’étaient des images qu’on ne voyait nulle part ailleurs c’était différent.   

BJ : C’était le propriétaire d’une agence de mannequins qui m’avait appelé pour faire un journal et ça s’est fait comme ça. On m’a proposé cette liberté totale pour créer un magazine, je ne l’avais jamais fait donc j’ai foncé.C’était les débuts d’une presse avant-garde, avec une vraie vision de mode qui n’avait pas peur : les premiers garçons maquillés : Tanel photographié par Tony Viramontes… On a découvert des tas de photographes, Ellen von Unwerth, et plein d’autres, c’est la première fois que j’ai travaillé avec Peter Lindberg ;   

DP : Et ça a tenu quoi, 2 ans ? C’était joyeusement bordélique comme ambiance ! Personne pour prendre les ordres de publicité.   

BJ : Ca a tenu deux ans, parce que personne n’avait l’expérience d’un journal et on a ri, on nous appelait pour prendre de la pub, je ne savais même pas comment ça marchait. Ensemble, on s’est amusé, on a découvert des talents, ce que je fais toujours d’ailleurs, j’essaye d’avoir un œil, je ne suis pas journaliste comme je te l’ai dit.   

 DP :Tu n’es pas journaliste mais tu as quelque chose que beaucoup de journalistes ou de rédactrices de mode n’ont pas, tu as fait le studio Berçot.   

 BJ : Tu te rappelles, j’avais gagné le premier prix de la maille, avec comme jury Jean-Paul Gaultier et Azzedine Alaïa, grand Dieu !   

 DP : Ca explique que toi tu as d’abord un œil mode,   

BJ : C’est le B.A-BA quand même pour faire ce métier tu ne crois pas ?   

 DP : Ecoute, j’adorerais mais je m’aperçois que ce n’est pas toujours le cas, voire de moins en moins le cas, parce qu’il y a beaucoup de rédactrices aujourd’hui, surtout parmi les jeunes qui n’ont ni un œil, ni le sens de l’image.   

BJ :Bien sûr, bien sûr, bien sûr, mais la presse aujourd’hui, c’est souvent le nivellement par le bas.   

DP : Ben justement, parlons en…(Rires) Parlons en, parce que en effet, beaucoup de gens se plaignent que rares sont les magazines français qui ont une véritable personnalité, c’est-à-dire que tu as toujours les mêmes photographes, toujours les mêmes annonceurs (même si la c’est difficile de faire autrement), les mêmes mannequins, les mêmes thèmes.   

DJ : Je suis entièrement d’accord avec toi, et ils disent tous, que c’est à cause des annonceurs, ce qui est un faux problème, parce que même si les plus belles marques sont annonceurs aujourd’hui, quand tu veux placer un jeune créateur, il faut ne pas hésiter à le faire. Mais si tu veux aujourd’hui tout le monde est annonceur donc c’est un faux problème, un faux débat.   

 DP : Est-ce que les annonceurs ont déjà fait pression sur toi en disant, en disant arrêtez de passer ce jeune créateur ou…   

BJ : Jamais, jamais, et en plus, je vais te dire, plus de 10 ans, quand on avait créé le Mixte le premier sujet du mixte, c’était Nicolas Ghesquiere…Chez Balenciaga. Lui dit avoir été soutenu par la presse américaine tout de suite, je peux te dire que j’ai été l’une des premières à le soutenir. et aujourd’hui quand je pousse quelqu’un comme Guillaume Henry, – je fais 6 pages sur lui dans le prochain numéro-, ce n’est pas un annonceur. Et personne ne va rien me dire.   

 DP : Mais comment expliques tu le fait que ca empêche un grand nombre de tes consœurs de montrer de nouvelles images?   

 BJ : Elles ne s’intéressent pas au mouvement de la vie et pourtant que c’est la moindre des choses. Dans un mois et demi pendant la fashion week, le Bon Marché m’a demandé de choisir des silhouettes, j’ai dit je préfère pousser 23 talents que vous n’achetez peut-être pas aujourd’hui mais que vous achèterez demain. Donc ça n’est pas seulement de la presse si tu veux, c’est plus que ça. Mon métier est beaucoup plus large que la presse.   

 DP :Mais ça, c’est déjà intéressant et puis tout le monde ne fait pas ça en règle générale.   

 BJ : Non mais, c’est aussi pareil pour les photographes, j’étais la première à faire travailler de nombreux photographes, aujourd’hui ils sont tous au Vogue France, et ils ont plus le droit de travailler pour Numéro. Ce n’est pas grave, j’ai encore un œil, je trouve les suivants…   

Tony Viramontes

 

 BJ : En fait, je pense que c’est une espèce de mission, mais de mission d’une manière très légère que je me suis donnée tu vois, d’essayer de promouvoir toute la jeune génération encore et toujours, mais ce qui n’empêche pas aussi de pousser tous les créateurs que j’aime et qui sont dans des grandes maisons. Tu peux faire les deux.   

 DP : Quels messages on peut donner aux patrons de presse aujourd’hui, y compris à eux qui empêchent leurs journalistes d’assister au défilés. ?   

BJ : D’avoir des gens qui ont une culture mode, qui ont un œil mode, un œil photographique c’est très très important, et des équipes très enthousiastes qui ont envie, je pense que c’est ça, je pense que c’est l’envie, que c’est la passion, que c’est tout ça qui porte les choses, non ?   

La liberté d’esprit c’est capital, ils sont dans un conformisme total. Cela dit, est ce que la mode n’est pas conformiste ? Elle l’est, et puis il y a des gens comme Maxime Simoens, il y en a d’autres, il y en a pleins, et Quentin Veron que j’aime beaucoup et qui fait de la fourrure.   

 DP : Parlons de Numéro, l’idée de départ, c’était quoi en fait pour toi ?   

 BJ : J’ai rencontré un monsieur qui s’appelait Jean-Yves Le Fur et qui m’a proposé de faire un journal. J’ai dit ok, si j’ai une liberté totale, et donc on a créé ce journal qui était tout d’un coup autre chose que : « comment avoir trois rides en moins » parce que les femmes le savent déjà, « comment séduire un mec », elles le savent aussi, donc s’intéresser à autre chose. L’inverse d’un journal psycho-cul en gros (Rires) pour une femme intelligente, qui voyage, qui est cosmopolite, qui s’intéresse à des tas de choses et pas seulement à la mode parce que tout est lié. Aujourd’hui c’est courant mais à l’époque c’était très nouveau.   

 DP :Et aujourd’hui, est ce que tu penses avoir atteint ton objectif ?   

 BJ : On a jamais atteint son objectif complètement donc on est toujours en quête d’autre chose…   

 DP : Dans le dernier le 114, il y a même une vingtaine de créateurs auxquels tu demandes ce que c’est que l’avenir.   

 BJ : Oui bien sur, quelle est leur possibilité, quel est leur futur ?    

DP : C’est étrange d’ailleurs les réponses qu’ils ont faites: certains sont no futur, certains sont très terre à terre…   

BJ : ils ont l’impression que s’ils ne sont pas poussés par un groupe de presse, ou LVMH, François Henri Pinault, ou d’autres groupes de luxe, il n’y a pas d’avenir pour eux. Or je ne le crois pas. Je pense qu’il faut être un tout petit peu plus idéaliste que ça, il faut croire en ses rêves, croire en ses passions. Jamais je n’aurai pu créer Numéro si je n’avais pas cru en ce que je faisais. C’était un coup de poker Numéro, personne n’y croyait au début, et c’est un coup de poker qui a duré. Et puis j’ai eu la chance de rencontrer Alain Ayache, qui m’a poussé, soutenu, portée, il y a cru dans ce titre, et c’était un éditeur formidable, formidable.   

 DP :En plus de ça, tu te permets de faire des photos qui sont pas du tout des photos de mode, la série qu’il y a sur les costumes incroyables de Rio, ça c’est pur plaisir, non ?   

 BJ :C’est un pur plaisir, ça en fait c’est un jeune photographe dont on a adoré le travail, et je n’ai pas hésité à publier 10 pages de son travail parce que je trouvais ses photos extraordinaires. Et puis il y a de l’art et du design,   

 DP : et puis tu as de jolies plumes comme Yves Mirande…   

BJ : Oui qui est merveilleux sur le design, et puis Eric Troncy qui est extraordinaire sur l’art, avec Nicolas Tremblay, c’est une équipe qui est la même depuis 12 ans, je n’ai pas changé une personne. Ce sont les mêmes rédacteurs de mode, que ce soit Samuel François, Philippe Utz, Franck Benhamou, tous ces gens là sont là depuis le début et je n’aurai pas pu le faire sans eux.   

On est rien tout seul.   

DP : Quelle est ta recette pour déclencher de l’émotion à l’intérieur d’un magazine, à l’intérieur d’un papier glacé ?   

BJ : C’est le rire ! C’est le rire, c’est la générosité, c’est plein de choses comme ça. Et puis des vraies valeurs…   

 DP : Parce que l’humour en fait, il y en a beaucoup. Je regardais la série avec les nonnes…   

BJ : Mais tu vas voir dans le prochain numéro Hommes, il y a un sujet fait par Matthias Meilhas, un garçon qui ressemble à Grace Jones, c’est extraordinaire, et une série de Jean-Baptiste Mondino, formidable. Si tu veux, les gens ont cette liberté d’expression dans ce journal qui fait qu’à la fin, tu as envie de regarder et de garder les images. C’est juste ce qui fait la différence, tu n’es pas dans un catalogue de vente, tu es dans autre chose, avec un surplus d’âme.   

En fait ce qu’on cherche aujourd’hui, c’est ça.   

 DP : Et c’est pour ça que tu disais que les gens collectionnent les Numéros,   

BJ : Et ça me touche énormément, mais pourquoi, c’est parce que c’est de l’artisanat à la fin, je peux m’assoir par terre pour faire une maquette ou relire 20 fois un titre de série ou d’articles et ça ne me pose aucun problème. Donc finalement c’est du cousu main.   

 DP : Et est ce que tu te sens investi d’une mission ? …   

BJ:  Tous les jours (Rires)   

 DP : c’est une responsabilité d’avoir un magazine comme celui là qui est un magazine qui a une âme. On est responsable de quoi à ce moment là ?   

BJ On est responsable comme tu disais de pousser des jeunes photographes de talent, mais aussi de montrer des choses qu’on aime tout simplement, puisque c’est lu, c’est vu, tu es responsable de ce que tu montres, de ce que les gens lisent, bien sur tu ne peux pas mettre n’importe quoi, je déteste les pseudo-journalistes qui critiquent pour critiquer, je déteste ça parce qu’il faut faire avant de critiquer.   

 DP Justement c’est facile dans ce pays de critiquer…   

BJ Bien sur, bien sur, mais ce n’est pas seulement dans ce pays, c’est un peu partout, quand tu vois Anna Wintour qui s’assied au premier rang et qui…   

DP Qui regarde ses chaussures pendant tout le défilé..   

BJ  Voilà, on va dire ça comme ça…   

 DP : En tout cas, bravo, je te le dis sincèrement je pense que tu es un exemple pour beaucoup de monde et puis aussi par rapport aux jeunes créateurs pour qui tu as du respect.   

BJ : je fais tout simplement mon métier, et ce n’est pas parce que je ne vais pas physiquement à certains défilés pour cause de manque de temps, tu peux pas aller voir tous les défilés mais par contre tu peux ensuite aller les revoir, t’intéresser, regarder, et ensuite avoir un œil très serein, même quand tu n’as pas été au défilé lui-même.   

 DP :Mais pour ça, il faut se tenir informer en permanence…   

BJ : Exactement et puis faire partie d’un jury comme j’ai fait partie pour promouvoir certains jeunes à Marseille, c’était les jeunes méditerranéens, c’était rigolo, et c’était très bien, et il faut faire des choses comme ça, c’est notre rôle tout simplement.   

 DP : Je crois que c’était le Vogue Italie qui a sorti un numéro spécial, sur les jeunes qui sortait des écoles de mode, ça j’ai jamais vu ça en France…   

BJ : Mais alors ça ce n’est pas très malin, il vaut mieux promouvoir les gens qui font des choses, comme Maxime Simoens ou d’autres jeunes dont on parle dans Numéro, que de promouvoir un garçon qui sort de l’école mais qui n’a jamais rien fait. Je pense que si je sortais un Numéro demain sur la jeune génération, je prendrai les gens qui font déjà des choses et pas les gens qui sortent des écoles…   

 DP : Et puis il y a aussi quelque chose, c’est que comme tu es dans le monde de la mode, tu as été styliste et créatrice, tu as une approche un peu particulière, donc tu as un rapport très particulier avec les créateurs, ils te font confiance. J’en connait aucun qui ne te fasse pas confiance..   

BJ : c’est vrai, c’est vrai, c’est vrai, j’ai beaucoup de chance. Oui, il y a une vraie complicité, un vrai respect mutuel, ce sont aussi des rencontres, des rencontres magiques, que ce soit avec Jean Paul Gaultier, avec Albert Elbaz, avec Karl. Karl quand il a fait ce livre sur mon travail .   

 DP Parce que ce n’est pas du snobisme, parce qu’il y a ce côté mondain dans la mode qui existe et qui est ce qu’il est, mais je sais que si les gens viennent vers toi c’est vraiment par amitié. D’ailleurs, c’est pour ca qu’ils sont aussi nombreux à t’aider pour les enfants du Rwanda…(Babeth organise chaque année un grand dîner pour cette cause)   

BJ : Pour les enfants du Rwanda, oui, ça me touche beaucoup, ça me touche tellement si tu savais…   

DP : tout le monde est là, mais là c’est vraiment par amitié, ce n’est pas la foire aux vanités…   

BJ : Je suis tellement touchée à chaque fois, la première fois j’étais morte de trouille, j’avais peut et puis ça a été un soutien formidable pour cette association, il y a moins de 1% de frais de fonctionnement c’est magique, et on a pu tellement créer grâce a eux, grâce à ce soutien.   

 DP : Et encore une fois, tu t’y es pris d’une façon, très directe.   

BJ : Tu sais comme je n’aime pas parler donc j’ai pris mademoiselle Agnès et Ariel Wizman pour faire les soirées comme tu as vu, et la seule chose que je peux dire c’est merci à tout le monde de ce soutien merveilleux.   

 DP : Dernière question, ce que tu n’aimes pas ?…   

BJ : La vulgarité, le conformisme, le « politicly correct », et ce que j’adore, un esprit libre…   

 DP: Ce que tu as toujours été et ce que tu resteras toujours.    

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mode | 25.06.2010 - 15 h 43 | 2 COMMENTAIRES
LES BELGES SE SUIVENT…

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et ne se ressemblent vraiment mais vraiment pas

et c ‘est pour cela qu’on les aime

défilé Kris Van Assche

httpv://www.youtube.com/watch?v=iKi2ODlJeCs

défilé Walter van berendonk

httpv://www.youtube.com/watch?v=GC0ASmknubU

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