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À propos de l’auteur

Donald Potard est né à Bourg la Reine (Hauts de Seine), le 26 octobre 1953 et a vécu toute son enfance et son adolescence à Cachan, dans le sud de Paris.

Il obtient son bac de philosophie et textes anciens en 1972 et commence un Deug d’anglais à la Sorbonne nouvelle-Paris IV. Trouvant que l’enseignement est trop lent, il part à l’âge de 19 ans aux États-Unis, à Tarboro (N.C.) où il enseigne le français dans le cadre d’un échange étudiant en 1973.

De retour en France, il se dirige vers des études de théâtrologie en majeure (sciences du théâtre et dramaturgie) parallèlement à des études d’italien en mineure.

En 1977, maîtrise en poche, il commence une carrière à l’Opéra de Paris comme assistant metteur en scène de Horst Zankel pour la production de La Flûte enchantée, dirigée par Karl Boehm, puis par le Théâtre national du Limousin de 1978 à 1979, et au festival international du Théâtre de Nancy avec Jack Lang.

Parallèlement, en 1976, Jean-Paul Gaultier, un ami d’enfance, l’appelle pour lui proposer de s’occuper de la réalisation de ses premiers défilés. Sa connaissance de la mise en scène et du spectacle lui permettent de prendre en charge la création des défilés et de tout l’évènementiel du groupe jusqu’en 2005, des lancements de parfums et des nombreuses fêtes et défilés organisées en France et à l’international pour les diverses sorties de nouvelles lignes ou produits (champagne, etc.…) ainsi qu’à la négociation et la supervision d’expositions de prestige (World of Jean-Paul Gaultier, Ueno Museum, Tokyo 2002, Singapour 2003, Pain Couture à la Fondation Cartier, Paris 2004)

En 1980, Jean-Paul Gaultier lui demande de prendre la direction de la communication dans le groupe qui commence à se former autour de lui.

Dès la création de la première société, en 1984 il en prend la direction générale, puis la présidence dès janvier 1991.

Dès ce moment, il a l’idée de constituer un groupe de luxe à la place de la PME des débuts.

Il crée donc de 1990 à 2004, onze sociétés pour chacune des activités du groupe. Holding, société commerciale, SCI, filiales aux États-Unis, à Hong Kong, au Royaume Uni, au Japon, et le groupe passe de 20 à 200 personnes.

En 1991, il signe un contrat de licence avec BPI, filiale de Shiseido pour les parfums et cosmétiques. Le lancement du premier parfum femme, le Classique Gaultier a lieu en 1993; suivent Le Mâle en 1995, Fragile en 2000 et Gaultier2 en 2005. Le Mâle est aujourd’hui n°1 des masculins en Europe. Le montant retail des parfums sous la marque représente plus de 300 M€.

En 2003, Jean-Paul Gaultier et lui créent la surprise en lançant la première ligne de maquillage et cosmétiques pour hommes : « Tout beau, tout propre ». Les ventes de maquillage atteignent le demi million d’unités en 2004.

En 1996, il décide avec Jean-Paul Gaultier, de se lancer dans l’aventure de la haute couture. Le premier défilé a lieu en janvier 1997 et est un succès jamais démenti depuis. Le CA avoisine les 3M€, pour une soixantaine de clientes. Les résultats en terme d’image sont impressionnants car la couverture médiatique équivaut une campagne de publicité de 25 M€ annuels, principalement grâce aux diffusions télévisées en intégrale des défilés.

Parallèlement, pour profiter de ces nouvelles retombées médiatiques, il crée une structure de développement produits en interne pour les marchés domestiques et le duty free. 1997 : Maroquinerie et foulards, 1998 : bijouterie fantaisie et en argent, 2000 : chaussures. Le chiffre d’affaires retail sous la marque avoisine les 10M€ pour ces produits.

Pour mieux faire connaître la marque dans le monde, il crée dès 1997 un site web pour la promotion de l’image et des produits. La moyenne de consultations du site est de 1 000 000 d’internautes par mois.

Pour accélérer le développement, il choisit Hermès comme partenaire pour sa grande connaissance du commerce de luxe. Hermès entre en 1999 à 35% dans le capital de la holding. Ainsi le groupe gagne en importance, en développement économique et en prestige.

Donald Potard convainc Philippe Starck de créer le design des boutiques que ce dernier réussit magnifiquement. Les boutiques ont désormais une forte identité.

Il ouvre successivement en propre ou en franchise entre 2002 et 2005 des boutique à New York, Paris, Londres, Tokyo, Toulouse, Cannes, Taiwan, Hong-Kong, Singapour, Beijing, Shanghai, Dubaï, Moscou, Las Vegas, ainsi que des shops in shops ou corners dans les grands magasins (Galeries Lafayette, Bon Marché, Saks, Harrods, etc.).

Il est temps alors de regrouper physiquement les activités qui sont éparpillées dans cinq espaces différents. Après une longue recherche, il choisit avec Jean-Paul Gaultier un bâtiment chargé d’histoire : le Palais des Arts de l’Avenir du Prolétariat au 325, de la rue Saint-Martin. Il achète en 2001 ce bâtiment de 5 000 m2 et le groupe y emménage en 2004. Le bâtiment est assez grand pour pouvoir organiser les défilés à l’intérieur.

Le CA du groupe atteint 28 M€, mais une divergence de vue nait au sujet de l’avenir stratégique du groupe, et Donald Potard quitte le groupe Jean Paul Gaultier en mars 2005.

Parallèlement à ce travail, Donald Potard prend des responsabilités à la Fédération de la Haute Couture et à la Chambre syndicale du prêt-à-porter des créateurs dont il exerce la vice-présidence, puis la présidence de 1995 à 1999. Cette fonction lui permet de moderniser les statuts de la chambre, et surtout de l’ouvrir aux créateurs étrangers, et à la jeune création, et de réformer les statuts de la Haute Couture.

Il crée en 2005 la marque LOOD et la société Juice and C° qui en s’alliant en 2008 avec le groupe LRP, filiale d’Elior et Kiosque à sandwichs, filiale du groupe NORAC, ouvre des juice bars dans les nouveaux sièges sociaux de groupes prestigieux tels la Fnac, Canal+ ou le groupe Schneider.

Parallèlement, il est recruté par le groupe anglais Marchpole en avril 2005 et prend ses fonctions en septembre de la même année. Ce groupe veut tenter une diversification vers le haut de gamme et cherche un dirigeant pour s’occuper en Europe des activités luxe du groupe : la licence masculine avec le groupe Ungaro, et la gestion de la société Jean-Charles de Castelbajac en France et en Italie.

La situation de Jean-Charles de Castelbajac est dramatique. En quelque mois, il diversifie le portefeuille, en signant de nombreuses et fructueuses licences.

Depuis plusieurs années, la marque a disparu des podiums et n’a plus de visibilité. Il négocie le retour de Jean-Charles de Castelbajac au calendrier de la chambre syndicale et organise deux défilés salués unanimement par la presse.

La marque ayant ainsi repris des couleurs médiatiques et retrouvé sa place dans le concert des créateurs, le service commercial est renforcé. Les clients reviennent et le chiffre d’affaire augmente de 45% dans l’année.

La gestion de la ligne Ungaro Homme confiée à José Levy, puis à Franck Boclet, se développe harmonieusement malgré le changement de propriétaire et de direction de la maison Ungaro d’une part, et les vicissitudes de Marchpole qui se concluent par un malheureux coup d’état de l’actionnaire principal qui, en reprenant les affaires en main va mener le groupe anglais à sa perte. Les actionnaires et le management qui avaient décidé de la diversification sont écartés, remplacés ou partent d’eux même. Donald Potard quitte le groupe Marchpole en novembre 2006 avec raison car en novembre 2008, le groupe Marchpole UK est en liquidation.

Pendant ce temps, Donald Potard réfléchit à de nouvelles synergies à apporter dans le monde de la mode et du design. Les groupes de mode cherchent de plus en plus à diversifier leur production. Le lifestyle gagne du terrain. Il constate que de nouveaux partenariats de type cobranding se créent, mais que de nombreuses erreurs sont commises soit dans le choix des partenaires, soit dans la finalité du projet lui-même.

Il décide alors d’appliquer son expertise et ses méthodes à cette problématique et créée en novembre 2006 Agent de luxe, la première agence artistique pour les créateurs de mode et de design.

Le premier dossier est une machine à laver Vedette qu’il fait relooker par la créatrice Chantal Thomass. Ce modèle a un succès de presse immédiat (plus de 700K€ de retombées médiatiques) et est devenu une référence enseignée aujourd’hui dans les écoles de marketing. S’ensuivent de nombreuses collaborations dans le domaine de l’agro-alimentaire: Chivas groupe Ricard, Nicolas Feuillate, Vouvray ; de la mode: Pyrenex, Trois Suisses, Jacques Fath, Charles Jourdan, Stefanobi; des voyages : Jet tour ; du design: Aïtali ; du yachting : Weyves couture ; et dans d’autres secteurs: Opéra national de Paris, Galeries Lafayette, Foire de Paris, Mauboussin, Cité internationale de la Mode et du design, Festival international du cinéma et du costume, etc.

La société continue désormais son développement dans le domaine de l’hôtellerie.